Borgo est un drame. Ce film immerge le spectateur dans cette prison pas comme les autres, avec ses codes et ses propres règles. Les scènes carcérales sont fascinantes, parfois drôles, d’une justesse saisissante.
Le mal n’existe pas est drame. La beauté et la lenteur sont au rendez-vous; la fable écologique remplace les démêlés sentimentaux. Il n’est pas sûr qu’on y ait gagné quoi que ce soit. Le réalisateur hésite entre le conte et le réalisme, ne choisit pas vraiment entre poésie et suspense. Cela laisse un peu coi.
Rosalie est une drame, romance. Outre d’excellentes partitions dans les seconds rôles – Benjamin Biolay, Guillaume Gouix, Gustave Kervern… – Le film bénéficie de l’interprétation de très haut niveau de ses deux têtes d’affiche : Benoît Magimel, remarquable de blessures intériorisées, et Nadia Tereszkiewicz, qui gagne le pari de nous faire oublier la barbe de l’héroïne pour nous séduire avec ses désirs, de liberté notamment.
Nous, les Leroy est une bonne comédie. Entourés de deux jeunes acteurs parfaits, Charlotte Gainsbourg et José Garcia sont magnifiques. Un film sincère et tendre.
Yurt est un drame. Malgré quelques scènes fortes dénonçant la brutalité des punitions corporelles infligées aux élèves, l’ensemble est caractérisé par une esthétique lisse (alternation pittoresque entre noir et blanc et couleur) qui dessert son sujet et banalise le film.
Et plus si affinités est une bonne comédie. Si le film commence en douceur, il instaure ensuite un délicieux malaise et les dialogues, écrits au scalpel, sont à hurler de rire. Dans ce huis clos, Bernard Campan et Isabelle Carré offrent de très grands numéros.
Quelques jours de plus est une comédie dramatique. Si l’intrigue repose sur un prétexte romantique, ce film sonne très juste et très humain sur l’accueil des sans-papiers.
Drive-Away Dolls est une mauvaise comédie. Sans queue ni tête, Drive-Away Dolls croule sous les références, voire l’autoréférence, en livrant une caricature défraîchie des comédies comptant déjà parmi les moins inspirées des frères Coen.
Paternel est un drame. Ronan Tronchot met en scène un prêtre qui apprend sur le tard qu’il est le père d’un gamin de 11 ans. Malgré ses défauts, cette fiction entraîne le spectateur dans son charme et prouve que tous les costumes conviennent à l’excellent Grégory Gadebois, y compris celui d’ecclésiastique. Une interrogation passionnante sur l’évolution de l’Eglise actuelle.